Mobilité

La mobilité en France, un cocktail détonant / S2EP03 : Auvergne-Rhône-Alpes

Par Lou le 27 novembre 2018

Paris c’est sympa mais il faut dire qu’en matière de mobilité, nous ne sommes pas les seuls à tester les nouveautés ! Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Lille, toutes les grandes villes de France et de Navarre ont leurs spécificités. C’est pourquoi je vous propose une saison 2 de nos épisodes dédiés à la mobilité.

Aujourd’hui, découvrons de plus près ce qu’il se passe du côté de la région Auvergne-Rhône-Alpes.


Challenge Mobilité Auvergne Rhone Alpes

 

Très hétérogène, l’Auvergne-Rhône-Alpes s’étend, entre monts et volcans, sur presque 70 000 km2  et compte environ 6,6 millions d’habitants. Alors question mobilité, il faut faire preuve d’innovations ! Heureusement ici, ce n’est pas ce qu’il manque ! Entre les challenges mobilité, la plateforme dédiée au covoiturage régional ou encore les colloques sur la mobilité 3.0, la région multiplie les initiatives. De quoi rendre jalouses ses consœurs. Je vous en dis plus dans cet article.

 

Le Challenge Mobilité Auvergne-Rhône-Alpes


Challenge Mobilité Auvergne Rhone Alpes

Cette initiative lancée en 2011 par la Région (et oui 8 ans déjà ! ça ne nous rajeunit pas !), propose aux entreprises, administrations et associations des 12 départements d’organiser, en interne, une journée de défis collectifs sur le thème de la mobilité. Il s’agit d’une réelle sensibilisation aux modes de transports alternatifs puisque le défi principal est de laisser au garage sa voiture (le temps d’une journée) et de se rendre au travail en vélo, en transports en commun, en marchant ou encore en covoiturant (cela n’est pas sans rappeler l’opération Sans Ma Voiture que nous avions lancée à Bordeaux, Grenoble et Dijon).

 

 

La plateforme de covoiturage régional : Mov’ici 


Mov'ici

En 2018, la Région a lancé sa deuxième plateforme de covoiturage. Deuxième car en 2016, une première plateforme, Covoit’OùRA!, avait été créée pour le covoiturage courtes distances du quotidien. Accessible en ligne ou via une application, Mov’ici permet aux conducteurs et aux passagers de voir instantanément les trajets possibles et de rentrer en contact.

La plateforme informe aussi les usagers sur les différentes opérations et partenariats mis en place comme par exemple l’opération “Je covoit’” : une offre de télépéage dédiée aux covoitureurs (vous recevez un crédit de péage de 5€ sur votre badge télépéage si vous covoiturez au moins 2 trajets par mois sur certaines autoroutes). De quoi donner envie de partager ses trajets !

Par la suite, la Région souhaite développer cette démarche en proposant une plateforme multimodale réunissant tous les modes de transports alternatifs (vélo, tram, car, TER,… ) pour mieux calculer ses déplacements en Auvergne-Rhône-Alpes. Si ça ce n’est pas une smart région !

 

La journée mobilité 3.0 Auvergne-Rhône-Alpes


Organisée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, cette journée d’information présentait les projets innovants de la région en matière de mobilité. De la gestion multimodale des trafics dans les métropoles de Lyon et Grenoble, aux plateformes de test pour les véhicules autonomes et connectés, en passant par les solutions pour la mobilité dans les territoires peu denses et périurbains, de nombreux sujets ont été abordés, traduisant l’intérêt marqué que porte la région pour ces projets. Je vous avais prévenus que vous alliez être jaloux !

En octobre dernier avait également lieu le colloque Mobilité-transports présenté par la Direction régionale Auvergne-Rhône-Alpes de l’ADEME afin de parler des opérations menées ces cinq dernières années. Parmi elles :

  • Vélivert, le système de “vélocation” en libre-service ou en location longue durée de l’agglomération de Saint-Etienne;
  • Navya, l’entreprise lyonnaise spécialisée dans la construction de véhicules autonomes, électriques et robotisés. Les premières expérimentations de navettes autonomes ont été lancées il y a deux ans à Lyon dans le quartier Confluences, transportant jusqu’à 15 personnes par trajet (soit plus de 35000 personnes en tout ! Ça en fait des trajets autonomes !) ;
  • Les stations hydrogènes d’Atawey à Chambéry pour les tout premiers vélos à hydrogène Alpha (créés par Pragma industries). Sur ces vélos pas de batterie, du moins pas comme celles dont on a l’habitude. Une pile à hydrogène est cachée dans le cadre du vélo. Pour la recharger, rien de plus simple : on la connecte sur la station de recharge.

 

Quid du free-floating ?


L’Auvergne-Rhône-Alpes est aussi adepte du free-floating ! A Lyon il y a bien sûr, depuis 2005, les vélos en libre-service Vélo’v, auxquels se sont ajoutés cette année les Indigo Weel (dispo à Grenoble également). Les adeptes des trottinettes électriques sont servis grâce au service Lime. Et en ce qui concerne les scooters électriques en free-floating, les LPA Scooters, installés en septembre 2016, ont malheureusement dû arrêter leur service car l’utilisation n’avait pas atteint le niveau espéré.

 

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