Mobilité

La mobilité en France, un cocktail détonant / S2EP02 : cap sur l’est !

Par Lou le 9 novembre 2018

Paris c’est sympa mais il faut dire qu’en matière de mobilité, nous ne sommes pas les seuls à tester les nouveautés ! Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Lille, toutes les grandes villes de France et de Navarre ont leurs spécificités. C’est pourquoi je vous propose une saison 2 de nos épisodes dédiés à la mobilité.

Aujourd’hui, cap sur les agglomérations de l’Est de la France ! Sont-elles aussi généreuses que Paris ou Bordeaux en terme de mobilité ? Réponse dans cet article.

 

Commençons par Reims !


 

Reims

Côté transports en commun, ça fonctionne plutôt bien ! Il y a, bien sûr, les bus et les trams du réseau CITURA mais aussi les TAD. Kézako ? Les TAD, ce sont les transports à la demande. Ce service a été mis en place pour se rendre dans les communes entourant Reims et vice-versa. 

Comment cela fonctionne ? C’est très simple, vous réservez en ligne ou par téléphone jusqu’à 2h avant votre heure de départ, vous vous rendez ensuite à votre arrêt, un véhicule CITURA vous récupère et vous dépose à une correspondance du réseau bus-tram.

Côté 2 roues, pour le moment, aucun service de vélos ou scooters en libre-service n’est disponible dans la ville. En revanche, la municipalité a pris conscience de la demande de ce type de transport et un service devrait arriver au printemps 2019.

 

 

A présent, direction Metz !


Ici pas de tram mais un grand réseau de bus (Le Met’). Il y en a pour tous les goûts : des bus à haut niveau de service (Mettis), des lignes de bus classiques (Lianes), des lignes complémentaires (Citeis), des navettes et des lignes suburbaines. A Metz aussi vous pourrez réserver des TAD.

Contrairement à Reims, il y a du choix côté vélos. La ville a mis en place le réseau Le Met’ avec les Vélomet’ et le service de vélos en libre-service Indigo Weel. Quelques précisions tout de même sur ces deux services. Les Vélomet’ ne sont pas en libre-service mais disponibles dans plusieurs points de location. Vous pouvez y louer des vélos de ville, des vélos pliants ou encore des vélos électriques. Quant à Indigo Weel, ce sont des vélos en libre-service et sans stations.

 

 

Pour ceux qui n’ont pas envie de pédaler, il existe Happy Moov, la plateforme de vélo-taxi ! C’est simple, vous réservez votre course sur l’application, votre vélo-taxi arrive et vous n’avez plus qu’à vous installer confortablement et à apprécier votre trajet.

 

Terminons le tour du Grand Est avec Strasbourg


Question mobilités alternatives, Strasbourg est une ville modèle : elle est l’une des mieux notées de France grâce à son large réseau de tramway et de bus, sa grande offre d’autopartage, et ses pistes cyclables. Elle est d’ailleurs la 4ème ville cyclable du monde ! Rien que ça !

En matière de vélo, la capitale alsacienne arrive en tête du classement national. Rappelez-vous, la semaine dernière je vous disais que Bordeaux était l’Amsterdam français du deux roues, et bien Strasbourg c’est Copenhague, la reine du monde du vélo ! Cela fait plus de 30 ans que la ville s’est engagée dans le développement de pistes cyclables. Il n’y a rien de plus simple que de louer un vélo à Strasbourg au Café-vélo Le Maquis, à Esprit Cycles, à One City Bike ou chez Rent a Bike. On peut également prendre un vélo en libre-service Velhop, le service de la métropole strasbourgeoise. Par contre, niveau vélos en libre-service, il n’y a rien à se mettre sous la dent, un peu décevant !

Je vais finir par un nouveau venu made in Strasbourg : l’opérateur de trottinette en libre-service Knot. Pour l’instant rien d’électrique, mais ça viendra – on pense forcément aux trottinettes Lime ou Bird disponibles à Paris. Avec les Knot, c’est vous qui bossez ! Réparties sur 8 stations, elles sont accessibles via l’application mobile de la marque.

 

Mais LE truc super chouette à Strasbourg, c’est le PassMobilité. C’est THE carte à avoir, le saint Graal de la mobilité. Elle vous donne accès à TOUTES les solutions de mobilité de l’Eurométropole de Strasbourg (le réseau CTS avec le bus, le tram et les P+R, les Vélhop et le réseau Citiz). A quand une pareille offre à Paris ? Je suis un peu jalouse.

 


 

Et pour les Grand-Estois qui possèdent un voiture personnelle et souhaitent la rentabiliser en la partageant avec d’autres utilisateurs, il y a bien sûr Koolicar, service d’autopartage disponible partout en France 😉

 

 

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