Communauté, Mobilité

Vivre sans voiture : Florian a passé le cap en famille

Par Celine le 19 octobre 2018
Florian Bonet
Florian, récemment interviewé par France 2 pour parler de son quotidien sans voiture personnelle

Cette semaine, Le Lab’ vous présente Florian Bonet, un ingénieur qui vit depuis un an sans voiture personnelle avec sa femme et ses 3 enfants à Francheville, en périphérie de Lyon. Impensable de vivre sans voiture quand on a une famille nombreuse ? Et bien si, les Bonet l’ont fait, et à les écouter, ils ne reviendraient certainement pas en arrière ! 

 

Quels sont les événements qui vous ont amené à abandonner votre voiture?


Il n’y a pas forcément eu de déclencheur, si ce n’est l’analyse du kilométrage que j’ai réalisé sur mon véhicule personnel. J’avais une Scenic diesel et je faisais 10 à 15 000 km/an, donc pas un kilométrage énorme. La voiture dormait tout le temps car on ne l’utilisait pas pour aller au travail, on s’en servait seulement pour faire 2/3 courses. A l’époque, je ne connaissais pas Koolicar donc ça ne m’est pas venu à l’esprit de la partager plutôt que de la vendre. Mais si un jour j’ai de nouveau une voiture, j’y penserais.

A côté de ça, j’ai toujours été branché mobilités alternatives : vélos, transports en commun, marche à pied. La voiture, c’était le dernier truc qui restait en bas de chez moi qui n’était pas spécialement novateur donc je me suis dit : lançons-nous dans l’autopartage comme ça on sera 100% mobilités nouvelles.

 

Pour quel type d’usage faites-vous appel à l’autopartage aujourd’hui ?


J’utilise l’autopartage pour faire de longues distances, partir en weekend ou en vacances. On a loué cet été pendant 2 semaines et demi. Généralement, je l’utilise pour des trajets de 300, 500 voire 1 000 km. Sachant que pour tout ce qui est déplacements urbains, on ne prend jamais notre voiture. C’est soi vélo, marche à pieds ou transports en commun.

 

Lors de chacun de vos déplacements, comment faites-vous votre choix entre le vélo, l’autopartage ou les transports en commun ? Selon la météo, le nombre de personnes à transporter ?


Ce n’est même pas la météo, c’est surtout le coût. Pour les longs trajets, cela dépend de si j’ai mes 3 enfants avec moi. Si je les ai, c’est sûr que je vais louer une voiture. Si je ne les ai pas, je fais toujours un petit tableau avant pour voir si cela va me coûter plus cher d’opter pour telle ou telle solution. Pour mes déplacements du quotidien en ville, je ne me pose même pas la question, parce qu’il neige ou qu’il vente, je prends mon vélo.

Avez-vous une idée de ce que vous avez économisé depuis un an en abandonnant votre voiture ?


Ma voiture me coûtait 4500€ en coût divers, assurance, entretien. Aujourd’hui, si j’additionne le montant de mes locations Koolicar et le prix du carburant que je dois mettre, ça ne me coûte plus que 2 800€ avec 2 fois moins de kilomètres. Bien sûr, à côté de ça, j’ai investi dans un vélo cargo, mais lorsque l’on abandonne sa voiture, il faut accepter de s’équiper. Tous les petits déplacements parasites qui se faisaient avant en voiture se font maintenant différemment.

Aussi, pour économiser, ce que l’on fait souvent c’est mixer Koolicar avec Blablacar. Je l’ai fait cet été pour rentrer de Poitiers et pour un aller-retour dans les Alpes parce que j’étais en partie à vide donc j’ai pu prendre des co-voitureurs. Ça m’a rapporté à peu près 200€ de Blablacar en un an donc ce n’est pas négligeable.

 

Quelle a été la réaction de vos proches en leur annonçant que vous alliez vivre sans voiture personnelle ?


Mes filles, quand on a vendu la voiture, ça leur a fait quelque chose. Elles n’étaient plus « comme les autres ». Et aujourd’hui à chaque fois qu’on prend la voiture, c’est un événement, elles sont contentes. Mes parents, lorsque je leur ai dit que j’allais tout faire en vélo en ville, ils m’ont regardé avec des gros yeux ronds alors qu’ils ne sont pas spécialement pro-voiture.

Mais finalement un an plus tard, ils se rendent compte que c’est parfaitement gérable et qu’il n’y a aucun souci à se déplacer en ville autrement qu’en voiture. Ils avaient quelques doutes aussi sur l’autopartage, la disponibilité des véhicules, le fait que l’on n’a pas forcément une voiture en bas de chez nous pour aller en urgence à l’hôpital si besoin pour les enfants ou quoi que ce soit. Mais on les a rassuré sur ce sujet là étant donné qu’il y a plein d’autres façons de faire.

 

Comment avez-vous découvert le service ?


J’étais assuré à la MAIF pour ma voiture et on m’a envoyé une pub sur Koolicar. J’ai découvert le système de boîtier qui permet de ne pas rencontrer le propriétaire et d’être complètement indépendant sur les horaires d’arrivée, de départ, etc. Et c’est vrai que ça, ça m’a vachement séduit et c’est aujourd’hui carrément ce qui me fait rester chez Koolicar. Du moment que je peux louer une voiture en bon état et la rendre de manière souple, c’est tout ce qui compte.

 

Avez-vous vos voitures « chouchoutes » sur Koolicar ?


Oui, 80% du temps je loue à la même personne. Sa voiture est souvent disponible sur de grandes plages. Et si notre voiture habituelle n’est pas dispo, (on a eu 2/3 fois le cas), on a toujours trouvé une autre voiture à 2/3 kilomètres. Du coup à ce moment là pour ne pas changer, je vais la chercher en vélo. On arrive toujours à se débrouiller !

 

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