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L’autopartage : nouvel « air » des villes

 

Si l’autopartage connaît un réel essor depuis plusieurs années, c’est parce que ce service possède de nombreuses vertus. Non seulement il permet de faire des économies mais il a également un impact sur l’environnement.

Une récente étude du bureau de recherche 6t démontre qu’une voiture partagée remplace 9 voitures individuelles. En démotorisant les foyers, l’autopartage permet à ses usagers de s’acquitter des coûts liés à la possession d’un véhicule (économie de 2 000 €/an/personne pour 5 000 km) tout en désencombrant la ville (circulation, stationnement).

 

 

 

Les villes vont respirer :

 

Toutes les études s’accordent sur le fait qu’il y aura moins de voitures dans les villes. En effet, en remplaçant 9 voitures individuelles, chaque véhicule autopartagé libère 8 places de stationnement. L’autopartage permet donc de réduire le trafic en diminuant le nombre de voitures en ville, notamment en libérant de l’espace de stationnement et ainsi en contribuant à raccourcir le temps passé à chercher des places de parking (les véhicules en recherche de stationnement représentent 30% du trafic urbain dans les grandes villes européennes).

Cependant, des recherches montrent que, malgré cette baisse du trafic, le nombre d’immatriculation de véhicules ne sera pas réduit.

 

Mais alors moins ou plus de voitures ?

 

Selon le cabinet PwC, la baisse du parc automobile (environ 80 millions de véhicules en moins d’ici à 2030 en Europe) n’aura aucun impact sur le nombre d’immatriculation de véhicules. Et ceci du fait que les voitures partagées seront beaucoup plus utilisées (aujourd’hui le taux d’utilisation est de 5%), les automobilistes étant beaucoup plus incités à recourir à l’autopartage et au covoiturage.

Toutefois, ce phénomène aura un effet bénéfique : le renouvellement du parc automobile sera plus rapide avec des voitures plus respectueuses de l’environnement

Pour 6t, l’autopartage aura pour impact, au contraire, une baisse des usages de la voiture (41% de kilomètres en moins en voiture que s’ils possédaient leur propre véhicule). Les autopartageurs reconsidèrent davantage leurs déplacements, choisissant d’autres solutions alternatives. L’autopartage, lorsqu’il s’inscrit dans une combinaison de modes de transports alternatifs, modifie donc les habitudes de mobilité des citoyens.

Dès lors, des dispositifs telle l’application Zaléo, qui permet aux usagers de composer leur itinéraire en articulant l’ensemble des transports, des classiques (transports en commun, vélos, …) aux nouvelles mobilités collaboratives (autopartage et covoiturage), sont nécessaires pour aider les autopartageurs dans leur changement d’habitudes.

Néanmoins, ce changement sociétal ne peut avoir lieu sans l’aide des entreprises ni des collectivités. Ces dernières, ont, à ce jour, peu intégré les nouveaux acteurs de la mobilité dans leur politique. Pourtant cela semble essentiel à l’adoption de ce nouveau mode de vie.

Green city

 

Le rôle des communautés et des entreprises

 

En faisant la promotion des mobilités alternatives les collectivités et entreprises contribuent fortement à changer les habitudes de mobilité des citoyens. Cela peut se faire par la mise en place d’un service d’autopartage au sein d’une entreprise, la mise à disposition d’espaces de stationnement dédiés aux voitures partagées par les communes ou encore par la mise en place de partenariats entre les acteurs de la mobilité collaborative et les collectivités publiques.

Avec des opérations, soutenues par les collectivités, comme « #SansMaVoiture », Koolicar s’implique dans les changements de mobilité des citoyens. De telles expérimentations permettent de mieux comprendre les comportements et ainsi mettre en place des solutions de transport adaptées.

Un nouvel air, grâce à plus d’espace pour les modes alternatifs n’est finalement pas ce que citoyens, villes, entreprises et politiques souhaitent ?

 


Sources :
6t-bureau de recherche. Enquête Nationale Autopartage, ADEME, 2016, 179 pages.
PwC : Five trends transforming the Automotive Industry, 2018, 45 pages.

 

 

 

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